Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP au conseil régional d’IdF, a dénoncé mercredi le versement par le syndicat des transports (Stif) de « bonus » à la RATP et à la SNCF, « au titre de la qualité du service rendu aux usagers ».

Dans un communiqué, Mme Pécresse souligne que « les usagers des transports en commun franciliens peuvent chaque jour constater que le service en matière de transports collectifs n’est pas à la hauteur de leurs légitimes attentes ».

Elle déplore que « le Stif ait versé 13,8 millions d’euros à la RATP et 4,3 millions d’euros à la SNCF au titre d’un +bonus+ » qualité de service ».

Selon la ministre, « ces chiffres font crûment apparaître le défaut de maîtrise de gestion du Stif par son président, Jean-Paul Huchon (PS), et l’incapacité du Stif à prendre réellement en compte les attentes des usagers dans la relation qu’il entretient avec les opérateurs de transports ».

« Ainsi, dans les contrats qui régissent actuellement les relations entre le STIF et les opérateurs, la régularité des trains, qui est une préoccupation majeure des Franciliens, n’entre que pour 30 % pour la RATP et 25 % pour la SNCF dans le calcul du bonus-malus qualité de service », écrit-elle.

« Plus étonnant encore, la +perception de la qualité par les voyageurs+ n’entre que pour 1 % dans ce même calcul », poursuit Mme Pécresse.

La responsable UMP ajoute que « le Stif n’a pas su prendre la mesure des attentes des voyageurs ».

Le Stif souligne de son côté que le « système de bonus-malus incite les entreprises à une vigilance accrue à la réalisation des objectifs de service public attendu par les Franciliens ».

Selon lui, il doit être « mis en rapport avec les sommes versées par le Stif aux entreprises (1,679 milliard à la SNCF en 2009, 1,970 milliard à la RATP) et leurs résultats nets (déficit de 5,6 millions pour le Transilien et bénéfice de 189 millions d’euros pour la RATP).

Le Stif a voté mercredi un avenant à son contrat avec la RATP introduisant un nouvel indicateur mesurant la régularité aux heures de pointe dans le métro parisien, grâce aux données que la RATP lui fournit depuis peu.