Le projet P.S est loin de proposer l’alternative à l’actuelle politique étrangère. Le PS l’assume d’ailleurs sans complexe selon les propres mots d’un membre du secrétariat international du PS (hebdo des socialistes n°581). Le P.S propose 4 objectifs, leur pertinence est d’autant moins contestable qu’ils correspondent très exactement aux priorités de l’action internationale menée par Nicolas Sarkozy depuis 2007. Rénover le multilatéralisme : les socialistes prônent un élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU (à l’Inde, à l’Allemagne, au Brésil et au Japon) afin de mieux refléter les nouveaux équilibres internationaux et les nouveaux rapports de force. Cela a été proposé par le Président de la République dans le discours du 3 septembre 2009 lors de la 64ème A.G de l’ONU. Promouvoir une mondialisation plus juste : le PS s’en tient aux accusations de «Désengagement de l’Etat » et aux critiques d’une « politique ultralibérale du tout marché » Le Président de la République n’a cessé d’œuvrer pour une meilleure régulation du capitalisme. Relancer l’Europe vers la croissance et l’emploi. Le PS met ainsi la lumière sur le rôle central joué par Nicolas Sarkozy dans le sauvetage de la Grèce, puis de l’Irlande, et dans la défense de l’euro… Sans la France, l’Allemagne hésitante aurait pu laisser sombrer la zone euro! Garantir notre sécurité. L’hostilité de principe du PS au retour de la France dans l’OTAN, permettant de renforcer les complémentarités entre une Alliance atlantique rénovée et une Europe de la Défense opérationnelle, montre que le PS n’a pas pris conscience que nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux, avec des menaces qui n’existaient pas il y a 30 ans.

Monique HAUER