Avec Jean-Paul Huchon, la situation s’aggrave dans les lycées franciliens : travaux en retard, places en internat introuvables, tarifs de cantines injustes, baisse des investissements, problèmes récurrents d’insécurité.
La situation concernant la rénovation et la construction des lycées s’est aggravée depuis 2010. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
 · En 2010, un tiers des opérations était en retard : 36 opérations sur 124. · En 2011, c’est la moitié des opérations en cours qui est en retard : 54 opérations sur 115.
· Plus de 50 000 jeunes ont été pénalisés par les difficultés de la région, soit 1 lycéen sur 8. 
· 19 opérations (16 %) ont été lancées depuis plus de 9 ans.
· 100 % des opérations sont en retard dès le stade de la sélection du mandataire, première phase d’une opération de rénovation ou de construction.
· Des crédits d’investissement amputés de 20 millions € entre 2007 et 2011.
En 2004, Jean-Paul Huchon promettait dans son programme la création de 17 nouveaux lycées, de 2 lycées internationaux et de 2 500 places d’internat. 7 ans après, le constat est accablant : seuls 3 nouveaux lycées ont été livrés, 1 seul lycée international (Noisy-le-Grand) a été lancé et seules 95 places d’internat ont vu le jour. A titre de comparaison : l’Etat, en à peine 3 ans, aura réussi à créer 776 places d’internats d’excellence en Ile-de-France !
Les besoins sont pourtant importants : dans l’académie de Paris on dénombre pas moins de 32 chantiers nécessaires mais non réalisés ; de l’aveu même de la Région, 45 établissements (soit 10 % des lycées) dépassent leur capacité maximale d’accueil ; enfin en matière de sécurité et malgré des besoins criants, les crédits ont été divisés par deux depuis 2006.
S’agissant des cantines, la tarification au « quotient familial », elle aussi promise en 2004, n’est toujours pas en vigueur. Des situations aberrantes perdurent : où est l’égalité des chances lorsque l’on paye 3,25 € dans le lycée Denis Papin de La Courneuve et 4 € au lycée Corbusier d’Aubervilliers ?
Jean-Paul Huchon avait voulu faire de la jeunesse et de l’égalité des chances les points forts de son 3ème mandat. Mais où est l’égalité des chances lorsque la Région est incapable d’assumer correctement ses missions pour la construction, la rénovation des lycées et des internats, et leur sécurisation ?

Une fois encore, un gouffre sépare le discours des actes, l’ambition de la réalité.